Le 7 avril dernier à Ontario en Californie, un travailleur de 29 ans a qui l’on venait de refuser une augmentation s’est filmé sur les réseaux sociaux en train d’incendier l’entrepôt de papier toilette dans lequel il travaillait. 100 000 m2 partis en fumée. Jean Burnout nous a transmis ce billet de bonne humeur pour rappeler l’importance pratique et symbolique du sabotage dans l’histoire mondiale de l’amélioration des conditions de travail.
« Ils ne nous payent pas assez pour vivre, heureusement un briquet ça coûte que dalle. » C’est ce que nous dit l’employé d’une usine de papier toilette en Californie alors qu’il est en train de se filmer allumant d’immense paquets de ce même PQ. Quelques heures plus tard, les 100 000 m² du site sont entièrement partis en fumée.
La symbolique du geste ainsi que son efficacité concrète sont immenses. Qui n’a jamais rêvé de foutre le feu à son taf, de balancer son patron par la fenêtre ou de simplement envoyer se faire foutre ceux qui nous exploitent jusqu’à l’os ? Le salariat est aujourd’hui plus violent que jamais car toutes les structures de protection que lui avait attribuées la sociale-démocratie sont tombées comme peau de chagrin. On se bat pour être minablement exploité, aucune fierté là-dedans, juste de la dépendance par peur de la misère.
Il n’y a bien que ceux qui en profitent pour y croire encore : les grands ou petits patrons, les vieux cadres véreux, les chefs, les contremaîtres. On y voit comme un pattern. Probablement celui de l’oppression de classe, évidemment, mais on peut aussi voir dans les révoltes GenZ de par le monde ces derniers mois la fracture générationnelle d’un monde dans lequel la carotte d’un taf et d’une belle vie au mérite ne marche plus du tout. Maintenant, quand on est jeune, on en chie qu’on ait un boulot ou non.
On voit aussi la vengeance dans le geste de notre héros des temps modernes….
Auteur: dev

