Bayrou, l’indignité politique au service du déni

François Bayrou a longtemps été présenté comme le vieux sage des institutions. Celui à qui on ne la fait pas sur l’équilibre des pouvoirs. Monsieur « vitalité démocratique ». Certes, ce vernis s’était déjà bien écaillé avec l’affaire des assistants parlementaires des députés européens, un détournement de fond pour lequel Marine Le Pen, elle, a été condamnée – le patron du Modem ayant été relaxé (1), mais pas son parti, en première instance en février 2024. Ce vernis a fini par définitivement voler en éclats, ces dernières semaines et en direct, mercredi 14 mai, lors de son audition par la commission d’enquête sur les violences dans les établissements scolaires.

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Le parquet a interjeté appel en février 2024, l’affaire n’est de fait pas close.

Comme dans une mauvaise pièce de théâtre, le Béarnais n’y est pas allé dans la finesse pour se défendre face aux questions précises qui lui étaient posées. Loin de là. Après des off pompeux de conseillers soufflant très fort à l’oreille de journalistes ces derniers jours que le premier ministre ne pensait qu’à cette audition depuis des mois, François Bayrou a déroulé son argumentaire, d’une médiocrité inversement proportionnelle à son engagement contre les violences dans les établissements scolaires, et notamment catholiques sous contrat.


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Auteur: Hugo Boursier

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