Il y a quasiment deux ans a eu lieu en Belgique une action simultanée qui visait directement des entreprises d’armement qui produisent puis exportent leurs engins de morts vers Israël, dont OIP-Elbit. Pour rappel, l’entreprise OIP est détenu à 99,9% par ELBIT Systems – la plus grande entreprise d’armement israélienne, qui fournit la majorité des équipements militaires terrestres utilisés par Tsahal, ainsi que 85% des drones (le rachat de OIP par Elbit Systèms en 2003 lui a ainsi permis d’entrer dans le secteur de la défense de l’Union Européenne pour y développer son emprise).
Désarmer le génocide
L’objectif était donc de désarmer temporairement ce site de production mortifère, de mettre en lumière les liens entre les industries de l’armement en Belgique et la campagne d’extermination menée par Israël à Gaza ainsi que sa politique de colonisation et d’apartheid en Palestine, et enfin de rappeler aux autorités publiques belges leurs responsabilités face au drame qui se joue en Palestine. Cette action s’inscrit dans la campagne BDS – Boycott Désinvestissement Sanction, qui appelle notamment à placer l’état israélien sous embargo militaire pour mettre fin aux multiples crimes de guerre et crimes contre l’humanité dont il est responsable.
Le 4 mars 2024 donc, environ 70 militant·es bloquent l’accès d’OIP-Elbit dès 6h du matin, déployant des banderoles «Stop Arming Israel» et empêchant les employé·es d’accéder au site, le mettant ainsi en arrêt pour une partie de la journée. Sur les dizaines de personnes présentes ce matin-là, une vingtaine seront emmenées en garde-à-vue immédiatement après l’action, et parmi elles, 7 recevront une lettre de mise en demeure (finalement classée sans suite par le parquet qui a décidé que cette affaire ne justifiait pas d’une action pénale), puis quelques mois plus tard, une lettre d’huissier les informant de leur comparution dans…
Auteur: B

