Des bergers allemands paralysés des hanches, des chats persans souffrant de problèmes respiratoires, des teckels ayant constamment mal au dos, des cavaliers king Charles subissant des maux de tête constants et des problèmes cardiaques… C’est terminé ! Et nos compagnons à quatre pattes nous remercient.
Mardi 28 avril, pour la première fois à l’échelle européenne, les eurodéputés ont adopté à très large majorité un projet de loi visant à protéger les chats et les chiens contre les maltraitances. Parmi les mesures figure notamment l’interdiction des élevages de chiens et chats dits « hypertypes ». L’Union européenne interdit ainsi de croiser des animaux entre eux dans le but d’obtenir des caractères physiques exagérés, tels qu’un nez écrasé ou une boîte crânienne déformée, entraînant souffrances, maladies et morts précoces.
Pour Clémence Harrouet, vétérinaire, « cette décision est une bonne nouvelle » : « Beaucoup de races ont été poussées à l’extrême. On voit des animaux souffrir, notamment les bergers allemands qui ont vite les hanches paralysées, ou certaines races qui ne peuvent pas naître par voies naturelles car les têtes sont trop grosses. » C’est notamment le cas chez les Staffie, précise-t-elle, où les césariennes sont presque systématiquement requises.
« Des maltraitances programmées »
En 2018, déjà, l’Académie vétérinaire de France émettait un avis « sur la nécessité de renforcer la prévention et la lutte contre les “hypertypes” canins ». Selon cette dernière, l’exagération de certains traits physiques, source de douleurs, « peut être assimilée à des maltraitances programmées ».
Selon l’Union européenne, « le commerce des chiens et des chats a connu une croissance considérable ces dernières années et représente 1,3 milliard d’euros par an ». 44 % des citoyens européens ont un animal de compagnie et 74 %…
Auteur: Chloé Richard

