C’est peu dire que le rapport sur les violences au sein des établissements scolaires était très attendu. « Cette commission d’enquête fut un travail de fond sur l’impensable : des enfants, partout en France, livrés à des monstruosités », commence-t-il. Plus de 600 pages de témoignages de victimes, de visites de terrain et d’auditions. Avec, pour point de départ, la révélation de l’affaire Notre-Dame de Bétharram, lieu de violences inouïes et d’une omerta puissante.
L’immense majorité des violences rapportées dans l’enquête ont été commises dans des établissements privés sous contrat. En France, 96 % de ces établissements sont catholiques. Or, dans l’épais document, à part les recommandations sur un meilleur contrôle, rares sont les commentaires portant spécifiquement sur la responsabilité de l’Église.
Sur le même sujet : Commission d’enquête Bétharram : « L’État a cassé et sali des enfants par milliers »
Pour Arnaud Gallais, fondateur de Mouv’Enfants et ancien membre de la Ciivise, la responsabilité de l’Église en tant qu’entité est « mise de côté » au sein du rapport, « alors qu’elle est fondamentale ». Un avis partagé par le porte-parole des victimes de Bétharram. Contacté par Politis, Arnaud Esquerre dénonce l’absence de l’Église dans le rapport. « On a un État dans l’État, et pourtant, c’est le grand absent de ce rapport d’enquête. »
On a un État dans l’État, et pourtant, c’est le grand absent de ce rapport d’enquête.
A. Esquerre
Est-ce que l’Église a une responsabilité particulière ? « Oui, clairement », tient à répondre Fatiha Keloua Hachi, présidente de la commission. Mais, selon elle, « le travail sur l’Église a déjà été La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Élise Leclercq

