Bétharram : la prescription en débat

Chaque semaine, la ligne de défense de François Bayrou sur sa méconnaissance des faits de violences sexuelles au cœur de l’établissement catholique Notre-Dame-de-Bétharram s’étiole. Le dernier épisode en date est arrivé mercredi 23 avril, sur le plateau de l’émission « À l’air libre », de Mediapart. Invitée à échanger avec le lanceur d’alerte Alain Esquerre, la fille du premier ministre, Hélène Perlant, qui a dénoncé des faits de violences physiques par un prêtre lors d’un camp d’été dans les Pyrénées, a fragilisé encore plus l’argumentaire du Béarnais.


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Hélène Perlant explique se souvenir d’une discussion avec son père, lui rapportant un échange avec le juge Christian Mirande, en 1998. Problème : en mars 2024 au Monde, en février 2025 à Mediapart et le 11 avril dernier, en marge d’un déplacement en Seine-et-Marne, François Bayrou a toujours affirmé n’avoir eu aucun contact avec le juge Mirande – par ailleurs son voisin de l’époque –, avant d’évoquer récemment un échange imprévu et court.

Acculé, le premier ministre devra répondre, le 14 mai, aux questions des membres de la commission d’enquête, et en particulier à celles du député insoumis du Val-d’Oise Paul Vannier, et de sa collègue Ensemble pour la République, élue dans le Nord, Violette Spillebout.

Barrière juridique

Mais, derrière le scandale politique touchant précisément la responsabilité de François Bayrou, d’autres questions se posent, et notamment celle de l’imprescriptibilité des crimes sexuels contre les mineurs. Ce 28 avril, le collectif Mouv’Enfants, piloté par l’ancien membre de la Civiise Arnaud Gallais,…

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Auteur: Hugo Boursier

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