Béziers : la justice administrative valide le couvre-feu pour les mineurs promulgué par Ménard



Sophie Mazas, avocate de la Ligue des Droits de l’Homme de l’Hérault, à l’origine du référé, dénonce « une vision d’extrême-droite du pouvoir, qui viole l’Etat de droit » en parlant de l’arrêté du maire de Béziers Robert Ménard, qui instaure un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans les quartiers prioritaires de Béziers. (« Le Poing »)

Ce mercredi 15 mai, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de la Ligue des Droits de L’homme de l’Hérault, qui demandait l’annulation d’un arrêté du maire Robert Ménard, pris le 22 avril, instaurant un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans entre 23 heures et 6 heures du matin dans trois quartiers prioritaires de la ville

Excès de pouvoir et instrumentalisation politique ou protection des mineurs ? Là se situent les principaux arguments du débat entre Sophie Mazas, avocate de la Ligue des Droits de l’Homme de l’Hérault et Alexandre Bellotti, avocat engagé par la mairie de Béziers, ce mercredi 15 mai au tribunal administratif de Montpellier.

En cause : un arrêté municipal pris par Robert Ménard, maire d’extrême-droite de Béziers, pris le 22 avril, instaurant un couvre-feu entre 23 heures et 6 heures du matin pour les mineurs de moins de 13 ans dans trois quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) : le centre historique et ses abords, la Devèze et Iranget-Grangette, et ce jusqu’au 30 septembre.

Pour rappel, Alexandre Bellotti avait déjà été confronté à la Ligue des Droits de l’Hérault en justice, mais dans un tout autre contexte : ce dernier avait porté plainte le 30 juillet 2021 avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction, pour “complicité de diffamation publique envers un particulier”, pour des propos que Jean-Jacques Gandini, membre de la LDH 34 a tenu lors d’une émission organisée par les médias indépendants de Montpellier, le soir du 20 mai…

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Auteur: Elian Barascud