Ce mardi 3 novembre, la Coordination Rurale de l’Hérault organisait une opération escargot à Béziers, en direction du Salon viticole Dionysud, dont les entrées ont été filtrées. L’occasion pour Le Poing de revenir sur la crise agricole, et singulièrement sur la crise viticole languedocienne. Mais aussi d’évoquer les autres mouvements sociaux en cours.
Un spectre hante le Languedoc. La crise viticole, dans une région où le vignoble est particulièrement populaire, promet en l’absence de perspectives un avenir plein de doutes aux territoires ruraux languedociens et roussillonnais.
Le Salon Dionysud, tenu tous les deux ans à Béziers, en alternance avec Sitevi à Montpellier, et qui réunit agriculteurs-trices, interprofessions, syndicats, fédérations régionales, organismes techniques et représentant-es institutionnel-les, n’y aura pas échappé pour son édition 2026. Avec 166 exposant-es et 8 000 visites attendues, l’événement est un rendez-vous important pour le monde viticole du sud de la France.
Organisée par le groupe Nouvelle Génération de Presse Agricole, dont le média Vitisphere par exemple est une filiale, cette nouvelle édition aura été gentiment perturbée ce mardi 3 novembre par la Coordination Rurale* de l’Hérault. Le syndicat, soucieux de faire le lien avec une crise agricole plus large, organisait dès le matin une opération escargot au départ du rond-point de l’Ardide. Empruntant la voie rapide et la rocade de Béziers , dans le sens Maureilhan – Villeneuve-lès-Béziers, une quarantaine d’agriculteurs-trices, avec une dizaine de tracteurs, ont provoqué un bouchon conséquent au niveau de Lignan-sur-Orb, encadré-es par un important dispositif policier. Objectif : le Parc des Expositions de la ville. Les personnes mobilisées ont ensuite filtré l’entrée du salon Dionysud 2026 qui s’y tenait, jusqu’à midi.
“Si on doit finir à la soupe populaire, on sera pas les…
Auteur: Julien Servent
