Des dizaines de milliers d’euros d’argent public pour transformer l’espace public en tribune sioniste au détriment des besoins des habitants de Béziers
Si Cnews était une ville, ce serait Béziers. S’il y avait une enclave israélienne en France, ce serait aussi probablement Béziers. Cette ville du Sud de la France, située entre Montpellier et Narbonne, compte 81.545 habitants, et personne n’en parlerait sans son maire d’extrême droite Robert Ménard. Cet individu a transformé l’espace public en véritable tribune génocidaire et raciste en piochant dans les caisses publiques.
Pourtant, Béziers est la ville la plus pauvre de la région Occitanie : près de 40% de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté, et ce taux grimpe à 71% dans le quartier populaire d’Iranget-Grangette, abandonné par les pouvoirs publics. Dans cette ville, les Restos du cœur disent crouler sous les besoins, et l’accès à la santé et aux services publics est mauvais.
Robert Ménard est un personnage étonnant : il est né en Algérie colonisée, fils de pied-noir, son père a milité dans le groupe fasciste OAS – Organisation Armée Secrète – qui commettait des attentats terroristes en faveur de l’Algérie française. Puis il a été trotskiste quand c’était à la mode de militer à l’extrême gauche, dans les années 1970, avant de présider «Reporter sans frontières», association défendant la liberté de la presse. Enfin, il est retourné vers l’extrême droite dans les années 2010 et s’est lancé en politique.
Ainsi, Robert Ménard a conquis la mairie de Béziers en 2014, et il ne l’a plus jamais lâchée. Ménard est probablement devenu le maire le plus médiatisé de France, surtout en comparaison de la taille de sa commune. Cnews, LCI, BFM, RTL… son crâne bombé et sa bouche pincée sont connus de tous les téléspectateurs. Il intervient sur tout, tout le temps, sans que l’on comprenne…
Auteur: B
