« Bientôt, nous enseignerons qu’il y a eu un génocide à Gaza »

Depuis un an et demi, le gouvernement israélien déverse des bombes sur la bande de Gaza, vise et tue des dizaines de Gazaoui·es chaque jour, au mépris de toutes les règles élémentaires du droit international. L’urgence humaine absolue dans laquelle se trouvent les Gazaoui·es ne soulève aucune indignation officielle. Responsables politiques et personnalités publiques continuent de tergiverser pour justifier l’injustifiable. Notre gouvernement rechigne encore à hausser le ton face au gouvernement israélien et participe à la répression du mouvement de solidarité avec la Palestine.


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Après le ministère de l’Intérieur, c’est désormais au tour de l’Éducation nationale, depuis que le rectorat de Dijon a considéré qu’une minute de recueillement en solidarité avec un peuple décimé relève d’un « manquement à l’obligation du respect de neutralité » (sic). Une de nos collègues, à Sens, a en effet été suspendue à titre conservatoire à la fin du mois de mars pour avoir permis à ses élèves, dans sa classe, d’observer une minute de silence en mémoire des habitant·es de la bande de Gaza.

Que faire, en tant qu’enseignant·e, de la volonté d’une classe qui exprime son désir de ne pas ignorer le génocide en cours à Gaza ?

Mais que signifie exactement une posture de « neutralité » vis-à-vis des morts de Gaza ? Et comment la distinguer de la froideur face à la souffrance d’hommes, de femmes, et d’enfants innocent·es ? Faut-il se taire ? Préférer le silence de l’indifférence aux silences de l’empathie ? Qui a la prérogative de choisir les morts qui ont droit à l’expression de notre solidarité et de notre humanité ? Que l’école soit un lieu de…

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Auteur: Collectif

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