Quatre ans après l’adoption du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, cette conférence des Nations Unies doit permettre d’évaluer les progrès accomplis et de déterminer les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.
« En 2022, 196 pays ont pris des engagements. Mais nous sommes tous responsables les uns envers les autres, ainsi qu’envers les générations futures. Ce qui se joue ici, à Erevan, est crucial. Des milliards de personnes, dont l’existence est bouleversée par les conséquences de la perte de biodiversité, comptent sur les avancées qui seront réalisées ici au cours des deux prochaines semaines », a déclaré Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique.
Mobiliser toutes les forces
Soulignant que « l’action en faveur de la nature porte ses fruits », Mme Schomaker a appelé à mieux mobiliser les savoirs et les initiatives des peuples autochtones, des communautés locales, des femmes et des jeunes, afin qu’ils participent pleinement aux décisions.
« Nous avons besoin d’un engagement encore plus fort de la part des villes, des entreprises et des institutions financières… Les données scientifiques sont sans appel. Aucune nation, aucune économie, aucune société n’est à l’abri des conséquences de la perte de biodiversité », a-t-elle affirmé.
Les discussions portent notamment sur les principaux facteurs de l’érosion du vivant : les changements en matière d’utilisation des terres et des mers, la surexploitation des espèces, le changement climatique, la pollution et les espèces exotiques envahissantes.
Parmi les objectifs phares du cadre de Kunming-Montréal figure l’engagement dit « 30 par 30 », qui vise à protéger 30 % des terres et des mers de la planète d’ici à 2030, année butoir des Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Etats membres des Nations Unies en…
Auteur: Nations Unies FR
