216 410 espèces inventoriées en France
C’est le nombre d’espèces recensées sur le territoire français. Parmi elles, 10,7 % sont endémiques (présentes uniquement sur un territoire, principalement en Outre-mer), ce qui confère une certaine responsabilité dans leur préservation.
« Si ces espèces disparaissent chez nous, elles disparaissent pour l’humanité », souligne Romain Julliard, professeur au Centre d’écologie et des sciences de la conservation (CESCO) du Muséum national d’Histoire naturelle.
Le chercheur insiste toutefois sur un point peu mentionné dans l’étude : à côté des extinctions, l’autre enjeu majeur est celui de l’érosion globale du vivant.
« Il n’y a pas que la nature dite “remarquable” : des espèces très abondantes comme le ver de terre restent communes, mais leurs effectifs diminuent d’année en année. Cela pose de réels problèmes pour les services qu’elles rendent aux activités humaines. »
18 % des espèces sont menacées ou éteintes
Malgré cette responsabilité, 18 % des espèces évaluées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sont aujourd’hui menacées ou éteintes. « Les amphibiens sont les plus vulnérables, car leur cycle dépend fortement des zones humides, elles-mêmes très exposées au changement climatique et aux changements d’usages des sols comme le drainage. De plus, beaucoup d’espèces sont très localisées », alerte l’écologue.
En quinze ans, les populations de chauves-souris ont chuté de 43 % en France. Les oiseaux spécialistes (dépendants d’un habitat précis, comme l’alouette des champs ou le pic épeiche) ont, eux, décliné de 37 points depuis 1989. À l’inverse, les oiseaux généralistes (pigeon, merle) ont progressé de six points, signe d’une banalisation des milieux et d’une perte de diversité.

16 % des habitats en état favorable de conservation
Seuls 16 % des habitats d’intérêt communautaire…
Auteur: Romane Gentil

