Blocage des lycées : 150 établissements fermés, l’ONU « inquiète » face aux violences

L’IGPN saisie après un coup de genou d’un policier sur un manifestant

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après qu’un policier a été filmé donnant un coup de genou au visage d’un manifestant jeudi lors de la manifestation des lycéens place de la Bastille à Paris, a-t-on appris vendredi 9 octobre auprès du parquet.

Sur une vidéo tournée place de la Bastille, les deux policiers menottent le jeune homme allongé au sol, puis le relèvent. Son visage est en sang et la capuche de son sweat-shirt, qu’il avait sur la tête lors de son arrestation, est ensanglantée. Le parquet a décidé de saisir « d’initiative l’IGPN d’une enquête en flagrance des chefs de violence par personne dépositaire de l’autorité publique avec incapacité de travail supérieure à 8 jours lors d’une manifestation sur la voie publique », a-t-il expliqué.

« Nette décélération » du mouvement

Le mouvement des lycéens connaît une « nette décélération », avec une dynamique désormais « très localisée » dans certains départements, et les dégâts occasionnés en marge des manifestations ou des blocages ont coûté « a minima 30 millions d’euros », a rapporté vendredi 9 octobre une source de l’exécutif.

« On a une nette décélération » et « on sent la décélération depuis plusieurs jours » avec désormais une « dynamique très localisée » du fait « soit d’une politisation locale, soit d’un vrai problème local », a-t-elle détaillé. Selon une carte, les 141 lycées fermés vendredi sont situés essentiellement dans le nord et le grand ouest du pays, et près de Lyon.

Les Nations unies « inquiètes » face aux violences

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a dit suivre avec « inquiétude » les « incidents » liés aux manifestations des lycéens en France, appelant au maintien de rassemblements pacifiques…

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Auteur: La Croix (avec AFP)