Blocage des lycées : « 400 à 500 » établissements entièrement ou en partie fermés lundi

Alors que la mobilisation lycéenne s’est poursuivie, marquée par des violences et des dégradations, le ministre de l’éducation nationale a annoncé, dimanche 4 octobre, que dans « 400 à 500 lycées » – sur les 3 700 que compte le pays –, les cours ne seraient pas assurés lundi ou en partie seulement.

Les lycées concernés sont ceux où les conditions de sécurité « ne sont pas réunies », a expliqué Édouard Geffray, soit pour des raisons matérielles, soit parce que des personnels « ont été directement visés ». Il a également indiqué que 24 établissements ont été « incendiés ou saccagés » et « 78 personnels » de l’éducation nationale blessés « depuis le début des événements ».

L’« ultragauche » pointée du doigt

La journée de vendredi a été marquée par des tensions avec les forces de l’ordre et plus de 1 700 interpellations – sur 5 000 au total depuis lundi. Un adolescent de 16 ans a notamment été interpellé suite à l’agression d’un enseignant à La Ciotat, aspergé d’essence. Un autre, âgé de 15 ans, soupçonné d’avoir actionné un spray enflammé sur le visage d’une passante à Marseille, a été déféré en vue de sa mise en examen pour « acte de barbarie ».

Deux personnes ont aussi été placées en garde à vue à Belfort pour avoir participé au passage à tabac d’un policier, mais l’un d’eux a lui-même déposé plainte pour « tentative de meurtre », a annoncé dimanche son avocat.

« Il y a des militants notamment d’ultragauche qui ont infiltré le mouvement lycéen, qui ont dépossédé les lycéens du mouvement et qui ont été extrêmement violents. Très clairement, ça fait aussi courir un risque et à nos personnels et à nos élèves », a dénoncé le ministre, en écho aux propos du premier ministre Sébastien Lecornu, qui a dénoncé jeudi des « violences urbaines » et pointé du doigt…

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Auteur: La Croix (avec AFP)