Dommage collatéral de la mobilisation lycéenne : les relations – déjà passablement dégradées- entre l’exécutif et les collectivités territoriales risquent encore de s’envenimer. Au cœur des doléances des lycéens, qui se mobilisent depuis plus d’une semaine contre la dégradation de leurs conditions d’apprentissage : l’état du bâti scolaire. Sauf que la gestion des bâtiments échappe au budget de l’Education nationale, annoncée en hausse de 1,1 milliard d’euros pour 2027, et revient aux régions. Or, celles-ci n’ont eu de cesse ces dernières années de dénoncer des conditions financières dégradées, sous l’effet des coupes que leur impose l’exécutif.
« On nous demande d’arbitrer, mais nous arbitrons déjà ! Arrive un moment où il n’est plus possible de combler des trous avec du vide », peste auprès de Public Sénat Renaud Muselier, qui après neuf années vient juste de quitter son siège de président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour entrer au Palais du Luxembourg.
Matignon se tourne vers les présidents de région
« Ni l’Etat ni les régions ne doivent se renvoyer la responsabilité des difficultés », a écrit Sébastien Lecornu dans une lettre adressée à certains de ses ministres ce week-end. Il n’empêche, l’exécutif, qui cherche à trouver une sortie de crise du côté des collectivités, est appelé à revoir sa méthode par les principaux intéressés. Régions de…
Auteur: Romain David
