Depuis mercredi 15 mai, suite à l’attaque d’un fourgon pénitentiaire durant laquelle deux surveillants ont été tués, les prisons sont bloquées. Voir ici, là et là plus récemment.
Comme toujours lors des mobilisations de surveillants, les premiers qui en pâtissent ce sont les détenu.es.
Concrètement ça veut dire que les surveillants se mettent devant la porte dès le matin, font brûler des pneus et des palettes, et bloquent tout passage. Les différents intervenants ont été sommés de rester chez eux, et quelques chefs gèrent les étages. Les différents rendez vous, les activités, les promenades, les douches, les parloirs, les extractions prévues… tout est annulé, ou distribué au compte goutte. D’une prison à une autre, la situation peut varier, parfois une promenade l’après-midi, parfois on laisse miroiter que le lendemain les parloirs seront rétablis… mais dans tous les cas, tout est soumis au bon vouloir des décisions prises par les syndicats de matons.
De nombreuses personnes doivent faire plusieurs centaines de km pour se rendre au parloir, et doivent organiser en avance les visites qui peuvent être rares et coûteuses. Là elles sont dans l’incertitude totale.
En avril, la CEDH a condamné la France pour les conditions dégradantes dans lesquelles les détenus de la prison de Condé sont restés pendant les 3 semaines de blocages des matons en 2019. Les détenus avaient dû rester 24/24h en cellule, sans visite, sans accès au médical ou à quoi que ce soit, sans droit au téléphone ni au courrier, sans pouvoir même sortir leurs poubelles. Voir ici et là.
Et après on dit que les grévistes de la SNCF « prennent en otage » ceux qui vont en vacances…
Les surveillants font le forcing pour faire accepter leurs revendications. Parmi elles, le recours accru à la visio conférence pour ce qui concerne la justice. Pourquoi ne pas faire ça via une appli tant qu’ils y sont ?
Les extractions pour raisons…
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