La Kanaky et les banlieues comme laboratoires : chronique du fascisme qui vient

Couper totalement internet pour priver la population d’un moyen de communication ? Une méthode réservée aux régimes dictatoriaux ou aux périodes de guerre ? En tout cas, c’est ce dont rêve le gouvernement français. Et ce qu’il est en train de se concrétiser.
Il y a quelques jours, la France a pris une mesure inédite dans une démocratie occidentale : couper totalement un réseau social, Tiktok, pour endiguer une révolte. La mesure est appliquée depuis le 14 mai en Nouvelle-Calédonie.
Mais le régime aimerait aller beaucoup plus loin. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré lors d’une audition à l’Assemblée nationale qu’une «coupure de la 5G, de la 4G et de la 3G a été envisagée» en Nouvelle-Calédonie. «Il n’a pas été fait le choix, même si nous nous sommes posé la question, comme l’évoquait le rapport sénatorial sur les émeutes, de baisser de 5G à 2G pour l’intégralité des réseaux sociaux» a détaillé le Ministre. Plus d’internet, seulement de quoi passer des appels et envoyer des SMS.
En juillet 2023, juste après la grande révolte provoquée par l’assassinat de Nahel, Emmanuel Macron déclarait aux maires reçus à l’Élysée qu’il envisageait de «couper» les réseaux sociaux, en cas de nouveaux épisodes de violences urbaines. Il proposait : «on a pu le voir, quand les choses s’emballent pour un moment, se dire : on se met peut-être en situation de les réguler ou de les couper».
Cette annonce avait créé la polémique, et le service de communication de l’Élysée s’était empressé de rétropédaler, en prétendant qu’une telle mesure n’était pas à l’ordre du jour, tout en admettant que «le Président pensait davantage à une suspension ponctuelle et temporaire des réseaux sociaux».
En politique, on appelle ça un «ballon d’essai». Un dirigeant fait une annonce…
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Auteur: Phonax
