Blocus lycéens : 564 établissements perturbés, le gouvernement cherche une sortie de crise

« Aujourd’hui notre établissement est bloqué face au manque de moyens, de profs, pas assez de tables. On n’a pas d’infirmières, pas de surveillants, et tout ce qu’on fait pour nous, c’est nous enlever nos téléphones. » Juliette Masson, 17 ans, élève de terminale au lycée Clémenceau de Montpellier, dresse l’inventaire des griefs auprès de l’AFP. Elle y ajoute Parcoursup, « on joue notre avenir avec un algorithme, rien ne va », et une inquiétude : « Ça fait peur ce qui s’est passé hier, et on en a marre des casseurs. »

Ce qui s’est passé hier, c’est l’embrasement. Parti le 17 septembre du lycée Saint-Exupéry de Créteil, le mouvement a pris de l’ampleur la semaine dernière avant de s’enflammer jeudi dans de nombreuses villes. Matignon y a vu des « violences urbaines » et en a imputé la responsabilité à La France insoumise.

Des cours à distance, faute de mieux

Ce vendredi 2 octobre, près de 400 des 3 700 lycées du pays étaient fermés, selon le ministre de l’Éducation nationale. Beaucoup ont basculé vers l’enseignement à distance. À Lille, la proviseure du lycée international Montebello, Florence Delannoy, relativise : « Nous savons faire puisque nous avons beaucoup réfléchi à la question il y a six ans pendant l’épidémie de Covid, nous avons des plans de continuité pédagogique. »

Sur le terrain, le bilan est plus modeste. Maélie, élève de Première au lycée Faidherbe, aurait dû suivre…

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Auteur: Rédaction Public Sénat