Bloque ton périph, jour 1 : “Nous sommes la garrigue qui se défend !”



Environ 500 personnes ont défilé en manifestation sur le tracé du futur périphérique reliant l’A 750 à l’A9, vers la commune de Grabels, au nord de Montpellier. (« Le Poing »)

Organisé par un ensemble de collectif rassemblés dans la coalition nationale « La déroute des routes », le week-end du 14 et 15 octobre réunit plusieurs centaines de personnes pour s’opposer à la reprise des travaux de l’échangeur autoroutier du L.I.E.N., entre Grabels et le quartier de Bel-Air, à Montpellier, dans une ambiance festive et revendicative

Il faisait frais, ce samedi 14 octobre au matin, lors de la conférence de presse du weekend « Bloque ton périph », dont le camp de base était situé sur des terres agricoles au nord de la commune de Grabels.

« Le projet du L.I.E.N (Liaison Inter-cantonales d’Evitement Nord) est né en 1988, il a 35 ans, et a été construit par tronçon », a d’abord rappelé une membre du collectif « Bloque ton Périph ». Un « projet d’un autre siècle », dont l’allongement a été refusé par 80 % des personnes interrogées lors de la consultation publique de 2022.

« On pourrait dire que le L.I.E.N. existe déjà, mais là, la reprise des travaux se concentrerait sur la création d’un périphérique qui ferait la jonction entre l’A 750 et l’A9, pour du transport de marchandises. Ce sont 70 hectares de garrigues, où vivent 136 espèces protégées, qui sont aujourd’hui menacés par la construction de zones commerciales. Sur les espèces protégées, un recours est en cours. »

René Revol, maire de Grabels, était présent lors de la conférence. Celui dont la commune accueillait le weekend de mobilisation est également opposé au projet depuis le départ. « Rien que sur Grabels, cela va doubler la surface d’artificialisation des sols. C’est contraire aux objectifs du gouvernement de la loi zéro artificialisation nette d’ici 2030. Cela va provoquer des…

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Auteur: Le Poing