L’expression « or noir » prend aujourd’hui tout son sens. Le carburant le plus consommé (SP95) n’a jamais été aussi cher en France depuis le déclenchement de la guerre en Iran par les Etats-Unis et Israël fin février et le blocage du détroit d’Ormuz. À l’époque, on sondait le risque d’une paralysie de l’économie mondiale et de « choc pour l’économie française » avec prudence ; sept mois plus tard, les compteurs virent au rouge écarlate.
La colère populaire monte, les manifestations et les appels à la remobilisation des Gilets jaunes se multiplient malgré les aides sectorielles et ciblées mises en place par le gouvernement, jugées insuffisantes.
Évolution du prix de l’essence (SP95) moyen entre septembre 2025 et septembre 2026 en France. Source : Carbu.com
Blocage des prix, baisse de la fiscalité sur le carburant, nationalisation de Total… On passe en revue les (plus ou moins bonnes) solutions avancées dans le débat public – et par les candidats à la présidentielle – pour faire face à la situation à court et à long terme. En clair, pour résorber la précarité énergétique d’un côté, et réduire la dépendance à la voiture thermique de l’autre.
Solution n°1 : Baisser la TVA sur le carburant
C’est la mesure phare défendue par le Rassemblement national depuis des années pour augmenter le pouvoir d’achat des automobilistes : l’abaissement de la TVA sur toutes les énergies – carburant compris – de 20 % à 5,5 %. « Se déplacer, se loger, se chauffer deviennent des biens de luxe », a une nouvelle fois justifié Jordan Bardella ce samedi 12 septembre alors que les prix de l’essence repartaient à la hausse. Une proposition également portée par le candidat communiste Fabien Roussel, qu’il souhaiterait financer en taxant les superprofits de Total (11,2 milliards de dollars au premier semestre 2026, soit +72% en un an.)
Capture d’écran…
Auteur: Sophie Kloetzli
