Beaucoup de monde en a vraiment ras le bol des gouvernements et des inégalités sociales (inhérentes au système capitaliste qui favorise concentration des entreprises et du pouvoir, pressure la biosphère et les travailleurs, pousse au moins disant et au productivisme) et a envie que le « 10 septembre » soit un succès populaire.
De plus en plus de personnes aspirent à la démocratie directe, à pouvoir participer directement aux prises de décision politiques, à pouvoir vivre décemment sans se tuer au travail ni flinguer la planète et ses habitants.
Une des clefs pour mettre un bon coup d’arrêt à l’oligarchie étatiste, capitaliste et technocratique (voir plus !), qui a manquée lors des gilets jaunes et du mouvement pour les retraites de 2023, est la grève générale reconduite le temps qu’il faudra, c’est à dire au moins plusieurs semaines.
Ce coup d’arrêt permettrait de galvaniser les rebelles et mécontents pour rompre vraiment avec le modèle dominant.
La grève fait directement pression sur le système en place et ses dirigeants, et elle libère du temps pour se rencontrer, discuter, s’organiser et mener d’autres actions.
Seulement, l’usage de l’outil massue de la grève s’est un peu perdu. Entreprises, emplois et individus sont plus atomisés qu’avant ; de nombreux travailleurs ont peur de se faire virer/saquer en douce, il y a plus de précaires, de sous-traitance, d’intérimaires et de salariat déguisé ubérisé, etc. Certains secteurs utilisent beaucoup de travailleurs étrangers (BTP, transports routiers) pas concernés. Et puis pour celleux qui galèrent déjà avant la fin du mois, risquer des pertes de salaire lors d’une grève est loin d’être évident.
Mais ce n’est pas une fatalité. Avec la motivation et la solidarité, on peut contourner ces obstacles.
- Bloquons tout : comment ? Des réunions préparatoires se multiplient, les propositions d’actions se précisent…
- Grève générale…
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