Le 10 septembre approche, les politiciens sont fébriles, les services de renseignements s’inquiètent un tantinet, c’est bon signe.
Pendant ce temps des AG se font partout, et le nombre de participant.e.s augmente depuis la rentrée. Multiplions les lieux de rencontres identifiés et les AG régulières.
Le plus gros écueil à éviter sera de ne pas se laisser entraîner dans les revendications restreintes des syndicats (qui veulent surtout se compter, et toujours pas se mêler de politique) ni dans les visées électoralistes/réformistes des partis de gauche. Car ils sont rodés pour ça, ils ont des fidèles, des moyens de communication importants et des relais médiatiques influents.
Le mouvement rassemble toutes les composantes de gauche et aussi des personnes de tout bord, des « non-affiliées » à un courant particulier.
Pour ne pas se faire récupérer par la gauche des syndicats et partis, et pour pouvoir continuer à rassembler au delà de la gauche « habituelle », il est important d’avoir des revendications concrètes/matérielles qui parlent à toustes, en même temps que des objectifs plus radicaux comme la démocratie directe ou l’expropriation des ultra-riches. Evitons de ressortir tout le corpus réformiste et légaliste de gauche qui laisse prise à la récupération et à l’acceptation de miettes, et qui peut dépiter ceux de tout bord qui en sont dégoûtés.
S’il n’y a rien à espérer de bon des gros syndicats (qui n’appelent qu’à des journées éparses comme en 2023) et partis, en revanche des syndiqués, certains secteurs et sections syndicales, des membres des partis de gauche se batteront vraiment, sachons distinguer.
C’est avec ces syndiqués, avec les secteurs prêts à vraiment lutter, qu’on doit s’organiser et faire des AG, pour conjuguer nos forces.
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