Le mot d’ordre est simple : « Bye Bye Bayrou ». Sur les visuels qui circulent, on voit le Premier ministre coiffé d’un chapeau pointu et adressant un signe de la main, comme lors d’une fête d’adieu. Ces images ont été diffusées des milliers de fois sur Facebook, X ou Telegram. Elles s’inscrivent dans la dynamique des mobilisations prévues pour le 10 septembre, et sont reprises par des organisations comme Attac, certains syndicats, La France insoumise ou encore le Nouveau Parti anticapitaliste. À Paris, le NPA appelle à se rassembler à 20 heures devant l’Hôtel de Ville « pour préparer le 10 septembre et la suite ».
Partout en France
Dans plusieurs villes, l’initiative prend des formes différentes : fête populaire à Lyon, assemblée générale à Brest, rassemblements plus discrets ailleurs. Entre ironie et contestation, ces « pots de départ » traduisent un mélange d’humour et de défiance politique. Mais alors que le Premier ministre plaide pour sa survie devant l’Assemblée nationale, ces rassemblements traduisent aussi un climat de défiance généralisé.
Auteur: Emma Bador-Fritche

