Bolivie : le président décrète l’état d’exception

Le président bolivien Rodrigo Paz a décrété samedi 20 juin l’état d’exception sur l’ensemble du territoire national après plus de six semaines de protestations et de blocages routiers, affirmant avoir épuisé « toutes les voies du dialogue ».

Cette décision intervient quelques heures seulement après la signature d’un accord avec la principale centrale syndicale du pays, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), qui a annoncé la levée des mesures de pression visant à obtenir la démission du chef de l’État.

« Après avoir épuisé toutes les voies du dialogue, conclu des accords avec ceux dont les revendications étaient légitimes et identifié ceux qui utilisaient la violence pour tenter de déstabiliser la Bolivie, nous avons pris la décision de déclarer l’état d’exception sur l’ensemble du territoire national », a déclaré Rodrigo Paz dans une déclaration télévisée.

Une crise profonde

Début mai, la COB avait entamé un mouvement de contestation pour protester contre l’absence de réponses gouvernementales à la crise économique que traverse le pays, la plus grave depuis quarante ans. Les paysans et les ouvriers des usines et des mines ont progressivement rejoint le mouvement, rejetant les propositions de réformes du président de centre droit. Son arrivée au pouvoir en novembre a mis fin à vingt années de gouvernements socialistes.

Les barrages routiers à travers le pays ont entraîné des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant dans plusieurs villes du pays, notamment à La Paz, sa capitale administrative. C’est après l’ouverture la semaine dernière d’un dialogue entre le gouvernement et la COB que les deux parties sont parvenues à un accord.

« À partir de maintenant, les mesures de pression sont levées au niveau national », a annoncé le dirigeant de la centrale syndicale Mario Argollo.

Le président Rodrigo Paz a de son côté défendu sa…

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Auteur: La Croix (avec AFP)

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