Le 24 avril dernier Attac France et l’Observatoire des multinationales publiaient un rapport intitulé « Le Système Bolloré, de la prédation financière à la croisade politique ».
Vous vous souvenez ?
Nous y analysions les mécanismes d’un empire façonné par des décennies de domination économique en Afrique : concessions portuaires, monopoles logistiques, corruption politique et pratiques héritées du colonialisme.
Nous y détaillions aussi les origines de cet empire, les méthodes brutales utilisées pour l’étendre, les stratégies déployées pour verrouiller des marchés entiers, ainsi que l’agenda politique d’extrême droite poursuivi par Bolloré.
Enfin, nous revenions sur ses soutiens économiques et politiques, et sur son quasi-monopole médiatique et culturel, aujourd’hui mis au service d’une idéologie profondément réactionnaire.
Le jeudi 4 décembre prochain aura lieu à Paris l’édition nationale des Nuits du « Bien Commun », la série d’évènements initiée par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin.
Pierre-Édouard Stérin, c’est justement un peu l’autre Bolloré. Milliardaire, catholique, « patriote ». A la tête du fonds Otium Capital actuellement en difficulté économique, il a fait fortune avec les coffrets Smartbox. Il entend maintenant utiliser sa fortune pour mener une guerre idéologique et culturelle, diffuser ses valeurs conservatrices et faire gagner l’extrême droite. Pour mener à bien son projet politique, Stérin a élaboré un plan baptisé « Périclès » pour « Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes ».
Le fonctionnement des nuits est retors : il s’agit de piéger des associations mal renseignées en quête de fond afin de se donner une vitrine caritative mais surtout d’en financer d’autres compatibles avec leur vision raciste, patriarcale, misogyne et réactionnaire. Tout cela grâce…
Auteur: Attac France

