Une amie m’a recommandé d’aller voir ce petit film et je n’ai pas regretté de l’avoir écoutée. C’est un délice, un bain de jouvence, comme, dans un autre genre, Dans la cuisine des Nguyen. Les deux films sont à la fois inventifs, drôles et émouvants. On y voit la vie telle qu’elle est avec ses rapports de force, ses difficultés et ses joies. Les deux analysent avec intelligence, finesse et humour les relations humaines, entre amies, entre mère et fille, entre mari et femme, avec en toile de fond les rapports de classe. Dans les deux films les héros et héroïnes doivent lutter contre de puissants groupes et individus, dont ils dépendent pour exister, s’épanouir, se réaliser en plus de lutter contre eux-mêmes et contre leurs proches.
C’est très fin, délicat et naturel, l’antithèse, à mes yeux, des films grossièrement propagandistes et formatés pour cocher toutes les cases de la bien-pensance woke (et partant des subventions) comme L’Attachement, un navet prétentieux, conformiste et sans aucune fantaisie, encensé par la critique sans doute parce qu’il est agressivement féministe et joué par Valeria Bruni Tedeschi. Les seuls moments de bonheur de ce film nous sont offerts par Elliot, le petit garçon du voisin, un enfant adorable, d’un naturel désarmant. La vedette, l’incontournable Valeria Bruni Tedeschi, est une mauvaise actrice totalement dénuée de charme. Bien loin d’être sobre, comme le prétendent les critiques, elle est caricaturale. Pourquoi alors rafle-t-elle presque tous les premiers rôles du cinéma français ? C’est probablement grâce à ses réseaux. En plus d’être la sœur de Carla Bruni, elle doit avoir une place de choix dans ce que j’appelle la mafia de « l’exception culturelle française », les puissants et riches parasites qui s’approprient toutes les subventions aux dépens des cinéastes et artistes vraiment créatifs mais moins bien introduits. Cette mafia produit…
Auteur: Dominique MUSELET

