Bonne nouvelle : malgré le bourrage de crâne militariste européen, le service militaire fait flop

413 milliards d’euros en France : c’est la somme affolante allouée au Ministère de la Défense lors du vote du projet de loi de programmation militaire – LPM – entre 2024 et 2030. Un budget auquel il faut rajouter une rallonge de 36 milliards d’euros validée par le parlement fin juin. Les dirigeants nous bassinent à longueur d’année sur la dette mais saignent ce qu’il reste d’État social pour pouvoir enrichir le complexe militaro-industriel.

Chez nos voisins allemands, c’est pire. La coalition gouvernementale du chancelier Friedrich Merz veut doter le pays de «l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe», avec un budget militaire de l’ordre de 82 milliards d’euros pour la seule année 2026, beaucoup plus élevé que celui de la France ! L’Allemagne occupe désormais la quatrième place des États les plus dépensiers du monde dans le domaine militaire, devancée par les USA, la Chine et la Russie. Une nouveauté qui rappelle de sinistres souvenirs.

Cette frénésie militariste nécessite de la chair à canon, il faut faire gonfler les rangs des armées professionnelles des pays européens, et donc séduire les plus jeunes. Et les communicants ne lésinent pas sur les moyens, à grand renfort de campagnes publicitaires, de vidéos sur les réseaux sociaux, de recrutement d’influenceurs, de harcèlement par courriel et en faisant miroiter des salaires attractifs pour leur service 2.0. Toutes ces coûteuses opérations n’ont pas réellement l’effet escompté : à part pour quelques esprits belliqueux et des enfants de gradés lobotomisés, les services militaires «nouvelle génération» restent largement désertés. La guerre ne fait pas rêver, et c’est tant mieux.

Prenons l’Allemagne : depuis janvier 2026, tous les jeunes reçoivent un formulaire les incitant à s’engager en uniforme. Le bilan d’étape six mois plus tard est tombé : seulement 530 nouvelles recrues pour 300.000…

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Auteur: B