En Permanence, Boris Vallaud, éditions Odile Jacob, 160 pages, 15 euros.
Boris Vallaud est président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis 2022. Durant la présidence de François Hollande, l’énarque de 49 ans, ancien proche d’Arnaud Montebourg, a été secrétaire général adjoint de l’Élysée. Député des Landes depuis 2017, il est un fervent défenseur de l’union des gauches.
La gauche a-t-elle arrêté d’écouter les Français ?
Boris Vallaud : La classe politique de manière générale donne le sentiment de ne parler que d’elle-même. Elle parle et je ne sais pas où sont les espaces où la politique écoute. Aujourd’hui, il faut tenter de répondre à cette question que les électeurs se posent à propos de leurs représentants : que savent-ils de nos vies ? Nous serions tous à cinq poignées de main du président de la République. Mais à combien de poignées de main est-il des Français ? C’est cette distance qu’il faut réduire pour comprendre les vies.
Dans votre livre, En permanence, vous faites des portraits d’habitants qui entrent dans votre permanence parlementaire de Saint-Sever (Landes). Mais ce texte ne reste pas au stade du constat, car ces gens racontent des problèmes que vivent un grand nombre de Français. N’est-ce pas un début de programme ?
C’est un journal de bord, une galerie de portraits sensibles et, en un sens, par ce qu’ils disent des vies vécues, ils sont politiques. J’ai essayé de m’arracher au brouillard de l’époque, à la tyrannie de l’immédiateté, pour revenir aux choses humaines sans lesquelles la politique manque de vérité et de sincérité. C’était aussi pour moi une façon de retrouver le sens de mon engagement en écoutant les Français dans ma circonscription….
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Lucas Sarafian

