De la boue gluante. Un sentiment de nausée. C’est ce qu’inspire, jour après jour, le moindre contact avec les médias dominants. Continuer à regarder BFM, France Info, LCI ou Cnews, c’est se manquer de respect, insulter son intelligence, salir son âme.
Pendant trois semaines, les chaînes de désinformation ont tenté de faire passer un néo-nazi violent pour un jeune catholique, de diaboliser les antifascistes et de transformer des agresseurs d’extrême droite en victimes. Maintenant qu’ils ont bien dédiabolisé le nazisme, c’est le retour de la propagande de guerre.
Le groupe de Martin Bouygues matraque ses éléments de langage depuis le 7 mars. «L’incroyable opération» de l’armée israélienne au Liban pour retrouver un corps. «Incroyable», alors qu’il s’agit d’une attaque illégale menée par un commando militaire, qui a massacré 41 libanais. Pour un résultat nul, puisque le cadavre de ce soldat israélien disparu il y a 40 ans n’a même pas été retrouvé.
C’est la méthode habituelle des génocidaires. Pour assassiner Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah en septembre 2024, l’armée israélienne avait largué 85 tonnes d’explosifs sur une zone résidentielle densément peuplée. Plusieurs centaines de morts civiles pour une seule «cible» Le 8 juin 2024, pour libérer quatre otages israéliens à Gaza, les forces spéciales israéliennes avaient lancé un assaut au cœur d’un marché à une heure d’affluence et commis un massacre qui avait coûté la vie à au moins 215 palestiniens et blessé 400 autres. Les médias français avaient parlé d’une opération «audacieuse» et d’un «sauvetage». Le 31 octobre 2023 à Gaza, Israël avait envoyé une bombe d’une tonne sur le camp de réfugiés de Jabaliae : 400 victimes. Israël expliquait avoir «visé un commandant du Hamas». Un ratio de 400 «victimes collatérales» pour une cible. Dès lors, que vaut la vie de quatre dizaines…
Auteur: B

