Canicule, logements à 40 °C, précarité énergétique, quartiers populaires… Alors que la France suffoque, notre reportage montre pourquoi les plus modestes paient le prix fort du réchauffement climatique et du mal-logement.
C’est l’une des pires vagues de chaleur jamais enregistrées. Depuis plusieurs jours, la France suffoque. Dans les logements mal isolés, les journées s’étirent et les nuits n’apportent aucun répit. Ces habitations, devenues de véritables « bouilloires thermiques », transforment le quotidien de millions de personnes en épreuve. Aujourd’hui, près d’un Français sur deux déclare souffrir de la chaleur dans son logement.
Nous avons rencontré deux locataires de logements sociaux, à Paris et en banlieue parisienne. Chez eux, le thermomètre frôle les 40 °C. Draps humidifiés, ventilateurs, brumisateurs : tous les moyens sont bons pour tenter de supporter la chaleur.
Mais cette canicule ne touche pas tout le monde de la même manière. La précarité énergétique d’été frappe d’abord les plus modestes, deux fois plus exposés que les ménages les plus aisés. Dans les quartiers populaires, les difficultés se cumulent : logements mal isolés, manque d’espaces verts, revenus insuffisants pour s’équiper ou partir, forte densité urbaine… Autant de facteurs qui aggravent les conséquences des vagues de chaleur.
C’est ce que met en lumière le dernier rapport de la Fondation pour le Logement. Nous avons rencontré son autrice, Maïder Olivier, pour comprendre pourquoi le réchauffement climatique est aussi devenu une question d’inégalités sociales.
Reportage Romain Mahdoud et Sarah Duhieu.
Auteur: Le Média

