Le gouvernement a décidé de ne pas imposer aux collectivités la consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique, leur proposant une « consigne volontaire et territorialisée », selon un communiqué diffusé vendredi 4 septembre.
« Aucun dispositif de consigne obligatoire ne sera mis en place, dans le respect des compétences décentralisées », indique ce communiqué, qui met un coup d’arrêt à un projet relancé en mai par le chef de l’État Emmanuel Macron et contre lequel des élus de collectivités de tous bords politiques sont vent debout.
« Le gouvernement fait le choix d’une approche territorialisée », a déclaré le ministre délégué à la transition écologique, Mathieu Lefèvre, cité dans le communiqué, ne souhaitant pas « pénaliser les collectivités qui ont déjà obtenu de très bons résultats ». « L’augmentation du recyclage des plastiques reste une priorité », a souligné le gouvernement vendredi, rappelant que la France était aujourd’hui très loin des objectifs fixés par Bruxelles.
Accusé de greenwashing
Emmanuel Macron avait mis en avant cette généralisation de la consigne comme un levier pour améliorer la collecte des bouteilles et leur recyclage, le principe consistant à installer des bacs dans les supermarchés pour récupérer les bouteilles usagées, moyennant quelques centimes pour les consommateurs.
Mais fin juin, les élus avaient claqué la porte d’une réunion sur le sujet organisée par le ministère de la transition écologique, afin de protester contre ce qu’ils qualifiaient d’« absurdité » et accusaient d’être une mesure de greenwashing (écoblanchiment, NDLR).
Plusieurs représentants de syndicats franciliens de gestion des déchets avaient agité la menace de « suspendre le paiement de la TGAP », la taxe générale sur les activités polluantes, si le gouvernement persévérait, et une manifestation contre la…
Auteur: La Croix (avec AFP)
