Depuis le 7 octobre 2023, on a vu fleurir sur les réseaux sociaux et parfois sur les murs de nos villes* des centaines d’appels au boycott d’Israël et des marques impliquées dans le régime d’apartheid et dans le génocide perpétrés par l’État israélien contre les Palestinien.nes. Ces appels s’appuient souvent sur des campagnes préexistantes comme celle de BDS (Boycott Désinvestissement Sanction), et sur des sites qui travaillent à mettre en lumière les liens qui existent entre les entreprises mondiales et l’État colonial, comme whoprofits.org et investigate.afsc.org par exemple.
Pourquoi un tel boycott est utile à la cause palestinienne ?
Commençons par souligner que la campagne de BDS, sans doute la plus puissante campagne de boycott d’Israël aujourd’hui dans le monde, présente dans plusieurs pays (France, Belgique, Espagne, Canada, Royaume-Uni, Allemagne…), est l’initiative d’organisations palestiniennes réunies en 2005. Ce mode d’action est le choix d’une partie de la résistance palestinienne pour lutter contre l’oppression israélienne. En tant que tel, il doit légitimement et sérieusement être pris en compte par quiconque se veut un allié de la Palestine.
Ensuite, le fait que, jusqu’au sommet de l’État israélien, on s’inquiète de ces campagnes de boycott indique clairement qu’elles sont perçues comme une menace stratégique aux intérêts d’Israël, ce qui est une preuve d’efficacité, a minima symbolique. En réalité, la portée de ce boycott dépasse le stade symbolique. Comme l’indique le journal Middle East Eye, l’ONU publiait en 2015 un rapport indiquant que les investissements directs étrangers en Israël avaient chuté de 46% entre 2013 et 2014, et ses auteurs attribuaient cette diminution à la fois à la guerre de 2014 à Gaza (« Opération Bordure Protectrice ») et aux boycotts subis par Israël, ce dont s’est félicité BDS. En 2017, le gouvernement…
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Auteur: IAATA

