« Boycotter l'IA et son monde » : débat et mode d'emploi en vidéo

Le 24 septembre, Reporterre organisait une soirée autour du thème « boycotter l’intelligence artificielle et son monde ». Avec un sociologue, une militante et un travailleur du secteur numérique. À retrouver en vidéo.

La trajectoire qu’est en train d’emprunter le développement de l’intelligence artificielle n’est pas soutenable. Ni en matière de consommation électrique — même dans un pays comme la France qui produit de l’électricité en excédent, parce que nous avons besoin de cette énergie pour sortir du pétrole —, ni par la quantité de minerais et d’eau que ses serveurs exigent.

Les gigantesques centres de données, qui poussent en France comme des champignons, sont la partie visible d’un basculement dans une nouvelle ère numérique, celle du gigantisme et de la démesure des besoins matériels associés. « On se retrouve de façon extrêmement brutale face à un problème qui était très peu public. L’intérieur d’un data center a été profondément transformé par l’intelligence artificielle générative », constate Clément Marquet, chercheur au CNRS et spécialiste de l’impact environnemental des centres de données.

Les projets de data centers avancent dans le plus grand secret et avec un calendrier accéléré. Cela complique la tâche des associations citoyennes et écologistes contestent leur pertinence. À Rovaltain, dans la Drôme, un projet de centre de données a néanmoins été stoppé temporairement par un recours en référé du collectif Assez DC, comme l’a raconté Anne-Marie Ghemard, représentante du collectif.

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Benoît Piédallu, représentant de la Quadrature du net, insiste quant à lui sur la nécessité de faire le tri entre les usages et de garder à l’esprit que l’intelligence artificielle, telle qu’elle est développée par une poignée…

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Auteur: Erwan Manac’h