Cette année, les candidats au titre d’Oscar du meilleur acteur Cillian Murphy – qui a incarné le physicien nucléaire J. Robert Oppenheimer dans le film Oppenheimer – et Bradley Cooper, qui a interprété le rôle de Leonard Bernstein dans le biopic Maestro font beaucoup parler d’eux non seulement pour leurs performances, mais aussi pour la manière dont elles ont été préparées.
Murphy, déjà mince, a perdu environ 10 kilos et s’est mis à fumer de fausses cigarettes pour imiter l’apparence et les habitudes du vrai Oppenheimer. Sa préparation pour le rôle aurait été si intense qu’il s’isolait de l’équipe pendant le tournage du film.
Pendant ce temps, Cooper aurait passé six ans à s’entraîner à l’art de la direction d’orchestre afin de filmer une séquence clé de Maestro. Dans un épisode de décembre 2023 du podcast « SmartLess », la candidate à l’Oscar de la meilleure actrice Carey Mulligan a raconté que Bradley Cooper l’avait appelée et lui avait parlé avec la voix de Leonard Bernstein des années avant le début du tournage de Maestro.
Les reportages sur la préparation des acteurs font souvent référence à la Méthode Stanislavski, une approche psychologique de l’interprétation destinée à rendre le personnage plus réel et plus crédible.
Mais en tant que professeur de théâtre depuis plus de 20 ans, j’ai constaté qu’une grande partie de ce qui est dit ou écrit sur cette méthode perpétue un certain nombre de mythes. Il est parfois difficile de savoir si les acteurs se préparent réellement pour un rôle ou s’ils se contentent de « jouer » voire de surjouer leur préparation pour, les médias et le public.
Les origines de « La méthode »
La méthode Stanislavski – parfois appelée « la Méthode » tout court – dérive du « système », une approche du jeu développée par l’acteur et metteur en scène russe Konstantin Stanislavski, qu’il décrit dans…
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Auteur: Scott Malia, Associate Professor of Theatre, College of the Holy Cross

