Brésil, élections et mouvement populaire.

GARDER LE RYTHME. ENSEIGNEMENTS EN COURS D’UNE VÉRITABLE CAMPAGNE ÉLECTORALE, LORSQUE LA POLITIQUE RÉELLE PREND LE DESSUS ET MET EN ÉCHEC LES BUREAUCRATIES ET LES PUISSANTS.

J’écris ce texte le 25 octobre, jour du second tour de l’élection présidentielle au Brésil. Il oppose Lula da Silva — figure historique du Parti des travailleurs, riche d’une longue expérience — à Flávio Bolsonaro, le fils aîné d’une famille impliquée dans toutes sortes de malversations (petites comme grandes) et de violences sociales, et qui lèche les bottes de Donald Trump. Comme tout le monde, j’attends avec impatience le verdict des urnes.

Mais je tiens, à ce stade, à rappeler ce que nous avons déjà acquis au cours de ces vingt derniers jours — des acquis qu’il nous faudra préserver, car il s’agit de leçons historiques.

Quel que soit le résultat, nous devons rester vigilants et forts.

Si Lula l’emporte, la célébration de la victoire s’accompagnera inévitablement de fatigue, ainsi que de la tentation de s’en remettre, une fois de plus, aux seuls dirigeants. Nous avons appris qu’il ne faut plus permettre que cela se produise ! Si Lula est battu, la tristesse ne doit pas se transformer en découragement, au point de nous faire oublier le long chemin parcouru jusqu’ici. Il nous faut poursuivre et approfondir ce que nous avons appris ; cela sera essentiel pour défendre l’ensemble de la population face aux dérives qui s’annoncent.

Quel bilan tirer de ces 20 jours de véritable campagne électorale ? Que pouvons-nous en retenir et que devrons-nous préserver ? Or, nous avons appris que les campagnes professionnelles, coûteuses et financées par des ressources considérables, peuvent s’avérer très avantageuses pour les classes dominantes (y compris par l’achat de bots et de faux profils, ainsi que grâce aux faveurs des grands diffuseurs de contenu, tels que Meta — Facebook et Instagram, de Mark Zuckerberg —, X —…

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