« Le danger est double pour celui qui fuit l’ennemi ».
« La chaîne silencieuse est la plus dangereuse ».
Proverbes populaires portugais.
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La victoire électorale de Flávio Bolsonaro au 1er tour de l’élection présidentielle brésilienne a été une calamité politique aux proportions catastrophiques. Les marchés financiers l’ont accueillie avec une joie non dissimulée. Au lendemain du premier tour, la Bourse a atteint un nouveau record historique. Quant aux partisans de gauche, ils sont tristes et amers. Mais rien n’est plus décisif aujourd’hui que le sentiment d’une urgence absolue. Ce n’est pas le moment de faire le bilan. Nous n’avons pas le temps. Il sera indispensable de tirer les leçons de nos erreurs, qui ne sont pas minces. Mais l’heure est désormais à l’action.
Ce qui est vital, c’est de se battre jusqu’au bout pour renverser le résultat du premier tour. Plusieurs milliers de personnes ont déjà pris conscience de la menace d’une catastrophe imminente et s’organisent de manière spontanée via des groupes WhatsApp. La dynamique de la vaste avant-garde de gauche est la bonne. Des assemblées plénières, en présentiel et en ligne, sont convoquées dans tout le pays. Le défi consiste à mener une campagne de mouvement, sur les réseaux sociaux et dans la rue, aussi unifiée que possible.
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Quelle a été la portée du résultat des élections législatives ? Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement de savoir qui sera président. L’enjeu est bien plus grave qu’une simple alternance au pouvoir.
Flávio Bolsonaro ambitionne d’aller bien plus loin que ne l’a fait son père. Le bolsonarisme, c’est le fascisme du XXIe siècle. Il veut renverser le régime : le pouvoir absolu. L’extrême droite veut utiliser les positions de force qu’elle a conquises pour dénaturer le régime démocratique. Sa stratégie consiste en une offensive progressive et…
Auteur: ugopalheta
