De nombreuses études ont mis en évidence le lien entre le temps passé à faire défiler les réseaux sociaux et la dégradation de la santé mentale. Mais l’impact de ces plateformes ne se limite pas aux écrans. Pour absorber l’explosion des données qu’elles génèrent, les géants du numérique multiplient la construction de méga-centres de données à travers le monde, souvent au détriment des écosystèmes et des communautés locales. Dans le Nordeste brésilien, le peuple autochtone des Anacés se retrouve en première ligne face à cette nouvelle pression industrielle.
En 2025, ByteDance, la maison-mère de TikTok, a annoncé la construction de vastes datacenters dans l’État du Ceará. Selon l’entreprise brésilienne Casa dos Ventos, partenaire du projet, les travaux devraient débuter en 2026 et la première phase sera opérationnelle au second semestre 2027.
L’investissement annoncé de 50 milliards de réais (soit environ 9 milliards de dollars américains) sera stratégiquement implanté dans la zone du complexe industriel et portuaire de Pecém, à proximité de la ville de Caucaia. Ce choix n’a rien d’anodin. Pour cause, cette région possède plusieurs atouts stratégiques. Tout d’abord, le complexe portuaire de Pecém a largement développé ses infrastructures et sa logistique, offrant ainsi un raccordement aux réseaux de télécommunications des plus modernes.
Ses câbles sous-marins permettent d’alimenter le reste du monde en internet. De plus, le climat tempéré de la région favorise une gestion thermique des infrastructures, renforcée par une importante disponibilité d’énergies renouvelables, notamment éoliennes, qui permettra l’optimisation énergétique des datacenters, présentée comme « verte » par les promoteurs.
Au-delà de ces avantages pratiques, c’est également le contexte politique national qui attire le…
Auteur: Mr Mondialisation

