Drapée dans un discours creux sur la démocratie, la république, la liberté de débat, la présidence de l’université souhaite condamner « sans disctinction » les inscriptions neo-nazies et celles qui les ont recouvertes par la suite, annonçant avoir déposé une plainte commune contre les auteurs de tous ces tags.
C’est ainsi, que l’UBO prétend « porter les valeurs de la démocratie ». En s’attaquant à celles et ceux qui ne permettent pas que trônent dans les rues de leur ville des symboles neo-nazis, qui ne tolère pas de voir s’afficher sans vergogne une idéologie qui prone la guerre raciale. Une idéologie qui se taille progressivement une place dans l’échiquier politique français à travers ses caches sexes sémantiques comme le grand remplacement, la remigration, l’ensauvagement…
Dans ce communiqué, sont mis dos à dos les tenants d’une « europe blanche » (et donc les crimes contre l’humanité qui marchent dans l’ombre d’un tel projet), et les tenants d’une société égalitaire et fraternelle débarassée de l’exploitation de l’humain par l’humain sous toutes ses formes. Le combat contre la résurgence fasciste et raciste est réduit à un affrontement de bandes rivales, une expression sauvage de bas affects extrémistes.
En faisant mine de se placer au dessus de la mêlée « des extrêmes » l’UBO se fait, bien au contraire, l’instrument de l’extrême droite française et de sa politique de banalisation en plaçant sur le même plan d’humanité, celui qui rêve de génocide et celui qui rêve de fraternité. Comme si l’on pouvait débattre dans l’apaisement de sa préférence pour l’un ou l’autre. La présidence de l’université fait ainsi la démonstration de son inconséquence pathétique face à l’histoire et face à la société pour laquelle elle prétend être « un espace de réfléxion ».
Les messages inscrits sur les murs de la fac, ne se réduisent pas à des…
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