Malgré la résistance pacifique, l’évacuation s’est soldée par des gardes à vue et la destruction immédiate du bâtiment. La démolition, anticipée de plusieurs jours sur le calendrier officiel, s’est déroulée, selon les soutiens du collectif, sans précautions apparentes, notamment concernant la présence supposée d’amiante. Un procédé dénoncé par des opposant·es comme révélateur d’un mépris démocratique et écologique :
« Cette évacuation est à l’image du projet, elle incarne la violence d’un modèle de développement à bout de souffle. »
Répression brutale, chantier contesté
L’opération de police n’a pas laissé de place au dialogue. Elle a visé à faire appliquer un arrêté préfectoral pris deux jours plus tôt à la suite d’une plainte du Conseil départemental, propriétaire des lieux. Peu après 17h, un important dispositif de gendarmerie a encerclé la maison de Kerrousseau, occupée depuis le 15 septembre par des membres du collectif contre la déviation du Faouët.
Les occupant·es, qui s’étaient réfugié·es sur le toit, ont été délogé·es de force, avec l’aide des pompiers. Sept personnes ont été interpellées, mises en garde à vue ; certaines témoins évoquent des violences lors de leur arrestation : « certaines personnes ont été traînées au sol ». Dans la foulée, la maison a été rasée, dans l’urgence, « sans précaution pour l’amiante présent dans les matériaux », alertent les soutiens :
« Le CD 56 a-T-il fait un diagnostic amiante avant les travaux démolition ? C’est normalement obligatoire. Démolir au tractopelle ça veut dire que les bardeaux d’amiante ont été cassés et libèrent actuellement des particules dangereuses alors qu’elles étaient stables jusqu’à…
Auteur: Mr M.

