Brian Mulroney — le 18e premier ministre du Canada, décédé le 29 février 2024 à l’âge de 84 ans — restera dans les mémoires pour plusieurs raisons. Mais la décision la plus importante qu’il a prise au cours de ses deux mandats a été d’unir l’avenir du Canada à celui des États-Unis.
Contrairement au premier ministre libéral Pierre Trudeau, qui a entretenu des relations difficiles avec plusieurs présidents américains dans les années 1960, 1970 et 1980, Brian Mulroney était un américanophile inconditionnel.
Après tout, il avait grandi à Baie-Comeau, au Québec, une ville fondée par un riche industriel américain — Robert Rutherford McCormick — pour produire du papier journal bon marché pour les journaux de New York et de Chicago. Mulroney se souvient qu’enfant, il chantait parfois pour McCormick afin d’obtenir de petites récompenses monétaires.
## Négociation de l’accord de libre-échange
L’admiration de Mulroney pour le capitalisme américain était évidente à travers sa politique. Un an après avoir été élu avec une large majorité en 1984, Mulroney a déclaré qu’il voulait négocier un accord de libre-échange avec les États-Unis.
La Presse canadienne/Bill Grimshaw
Peu après, Mulroney a accueilli le président américain de l’époque, Ronald Reagan, pour ce qui a été appelé le « Sommet des Irlandais » ou « Shamrock Summit » (Sommet du trèfle) dans la ville de Québec. Les deux dirigeants, tous deux fiers de leur héritage irlandais, étaient montés sur scène et s’étaient lancés dans une interprétation de la célèbre…
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Auteur: Thomas Klassen, Professor, School of Public Policy and Administration, York University, Canada

