BRICS : le mythe d’une alternative pour le Sud global

1/ La Nouvelle Banque de Développement et le Fonds monétaire (CRA) n’est pas conçu comme une alternative 

Les BRIC+ considèrent que le FMI doit rester au centre du système financier international. Dans la déclaration finale du sommet que les BRICS+ ont tenu à Rio de Janeiro (Brésil) début juillet 2025, ils écrivent au point 11 :

« Le FMI doit rester doté de ressources suffisantes et mobilisables rapidement, au cœur du Réseau de sécurité financière mondiale (RSFM), afin de soutenir efficacement ses membres, en particulier les pays les plus vulnérables. »[1]

Ils apportent aussi leur soutien à la Banque mondiale. Ils affirment au point 12 de leur déclaration qu’ils veulent augmenter la légitimité de cette institution. Et dans la déclaration finale de la réunion des ministres des affaires étrangères des BRICS+ qui a eu lieu à la mi-mai 2026 en Inde, ils affirment que la Nouvelle Banque de Développement doit renforcer la coopération avec les banques multilatérales comme la Banque mondiale et les autres banques multilatérales de développement (Banque Africaine de Développement, Banque Asiatique des Développement, Banque Interaméricaine de Développement) qui sont toutes alignées sur les politiques des institutions de Bretton Woods[2].

Or, depuis leur fondation, la Banque mondiale et le FMI mènent, une politique contraire aux intérêts des peuples et des équilibres écologiques. Dans les différentes déclarations les plus récentes, les BRICS n’expriment aucune critique à l’égard des politiques néolibérales que les deux institutions de Brettons Woods s’activent à faire appliquer. A aucun moment ils ne remettent en cause les dettes que ces institutions réclament aux pays endettés.

2/ Le Fonds monétaire (CRA) n’a octroyé aucun crédit alors qu’il a été créé en 2014

Ce Fonds, appelé CRA (Contingent Reserve Arrangement ) et créé en 2014[3], devait remplir, pour…

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Auteur: romain romain