La brigade de sécurité du logement social de la Métropole de Montpellier, en rang d’oignons à Antigone le 20 octobre 2023 (photo publiée sur la page Twitter/X de Michaël Delafosse)
Le maire PS de Montpellier, Michaël Delafosse, a lancé en grande pompes, ce vendredi 20 octobre, la brigade de sécurité du logement social, composée d’une vingtaine d’anciens gendarmes et policiers chargés de patrouiller aux alentours des HLM avec matraques, gilets pare-balle et chiens de combats. Ambiance.
La création du Groupement de Sûreté Résidentielle Interbailleurs (GRSI) s’inscrit dans un contexte d’inflation sécuritaire dans le champ du logement social. Michel Calvo, adjoint au maire responsable des logements sociaux, désormais à la tête de cette brigade, revendique fièrement 42 expulsions locatives, dont une quinzaine pour raisons de sécurité. Les familles s’étant fait virer de chez eux parce qu’elles n’arrivaient pas à payer leur loyer apprécieront le calcul. Dès 2021, la Métropole de Montpellier et son principal bailleur, ACM Habitat, fanfaronnait sur la politique très sarkozyste de « zéro impunité » pour les « bénéficiaires » des logements sociaux, souvent insalubres, en facilitant les possibilités d’expulsion.
Cette nouvelle brigade, également composée de quelques « médiateurs », est présentée par Sébastien Cote, le très droitier adjoint à la sécurité de Delafosse, dont on se demande pourquoi il n’a pas encore pris sa carte au Rassemblement national ou à Reconquête, comme faisant partie du « continuum de sécurité ». Ce concept né de la loi sécurité globale entend articuler citoyens vigilants, policiers et vigiles en déléguant certains pouvoirs de police à des sociétés privées ou parapubliques, comme c’est le cas avec le GRSI. Une initiative pensée pour « recréer du lien » selon le Métropolitain, jamais à court d’arguments audacieux pour…
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Auteur: Le Poing

