Bruno Retailleau, le patron des Républicains, a annoncé jeudi soir sa candidature à la présidence de la République. « Moi, je serai le défenseur de nos coutumes, de notre mode de vie, de notre culture, de notre civilisation », a martelé l’ancien ministre de l’Intérieur sur le plateau de TF1, rappelant son attachement à l’ordre, la sécurité et la lutte contre l’immigration, les trois axes de son corpus politique.
Cette déclaration, à 14 mois du scrutin présidentiel pourrait rebattre les cartes au sein du bloc central où s’aiguisent de nombreux appétits. Mais pas seulement : le positionnement très conservateur de Bruno Retailleau pourrait aussi faire de l’ombre au Rassemblement national, vers lequel de nombreux électeurs de droite se sont tournés ces dernières années.
« Bruno Retailleau a été au gouvernement, il a travaillé avec des socialistes, il est responsable du bilan d’Emmanuel Macron », a voulu déminer le député RN de la Moselle Laurent Jacobelli au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat. Il rappelle qu’en 2024, le Vendéen a refusé de suivre Éric Ciotti, ancien président des LR, qui s’est allié avec Marine Le Pen.
« Monsieur Retailleau a eu le choix, il aurait pu travailler avec un parti qui veut plus de sécurité, moins d’immigration et moins d’impôts. « Il a fait le choix d’aller travailler avec ceux qui creusent la dette, qui augmentent les impôts et ouvrent les vannes…
Auteur: Romain David

