Adoubé par les militants LR dimanche, Bruno Retailleau a pu lancer ce lundi sa campagne en tant que candidat définitivement investi par le parti. Alors que le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez a décidé de régulariser 500 000 sans-papiers, l’ancien ministre de l’Intérieur a notamment estimé sur LCI que s’il était président, il « mettrait [l’Espagne] au ban des nations européennes » et « rétablirait le contrôle aux frontières. »
« Ces régularisations massives sont contraires à l’esprit européen. Heureusement l’Europe se droitise, même les sociaux-démocrates Danois veulent de la fermeté. Tous les pays ont adopté une législation beaucoup plus dure, sauf l’Espagne et la France », a détaillé Bruno Retailleau. Interrogé sur la faisabilité d’une telle mesure dans l’Union Européenne et l’espace Schengen, le candidat des Républicains a expliqué que « quand il y a une crise », les Etats-membres sont « autorisés à le faire » en le notifiant à la Commission Européenne – ce qu’il avait lui-même fait en tant que ministre de l’Intérieur.
Des contrôles rétablis « temporairement » tous les six mois depuis 2015
Depuis 2015, les Etats membres de l’espace Schengen peuvent en effet « réintroduire temporairement des contrôles aux frontières, sur tout ou partie de leurs frontières intérieures, en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure. » Cette réintroduction…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

