Grande braderie de rentrée : les ambitions écolos de l’État mises au placard avec l’été. Alors que le président se refuse toujours à nommer la Première ministre proposée par la composante majoritaire de l’assemblée, le Premier ministre — démissionnaire — Gabriel Attal, a envoyé le 20 août dernier des courriers à tous les ministères. Son ambition : « Geler » le projet de budget 2025 par rapport à 2024.
Pour y parvenir, le Premier ministre a mécaniquement besoin de 10 milliards d’économies supplémentaires — du fait de l’inflation — mais ne s’arrête pas là. Car ces « lettres-plafond », comme on désigne ces documents de travail, esquissent la répartition des dépenses au sein de chaque ministère, avant le vote du budget par les parlementaires en fin d’année.
Marche arrière sur MaPrimeRénov et les voitures électriques
Sauf que, comme le révèle le média indépendant Contexte, la lettre-plafond reçue par le ministère de l’Écologie cet été envisage un retour en arrière sur quatre grands dossiers : la rénovation énergétique des logements, l’électrification des véhicules, les financements pour la biodiversité et le « Fonds vert ». Au total, cela représenterait une baisse de crédit de paiement de 1,3 milliard d’euros par rapport à 2024 sur le poste « écologie ».
Plus précisément, selon les informations de Contexte, la rénovation énergétique des logements sera désormais rattachée au ministère de la Cohésion des territoires en 2025 — alors même que les contours des futurs ministères sont très incertains. Au passage, MaPrimeRénov — principal financement public pour la rénovation énergétique des logements — perdrait encore près d’1,7 milliard d’euros, après avoir déjà renoncé à un milliard d’euros en décembre. Maigre consolation : les crédits ouverts en 2024 mais non utilisés pourraient être reportés.
Pour les transports, la…
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Auteur: Elsa Souchay

