Le gouvernement n’a pas encore dévoilé toutes ses cartes en matière budgétaire. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2025, l’un des plus sévères de la Cinquième République avec 60 milliards d’économies à trouver pour faire face à la forte dégradation des comptes publics ces deux dernières années, continuera d’être enrichi par l’exécutif pendant le débat parlementaire. En effet, certains arbitrages de dernière minute ne figurent pas dans la copie présentée jeudi en Conseil des ministres, et ce malgré un retard de neuf jours sur le calendrier constitutionnel, en raison des atermoiements politiques qui ont suivi les législative anticipées.
« Des évolutions interviendront à l’initiative du Gouvernement au cours des débats parlementaires, pour traduire des ajustements souhaités par le Premier ministre, en cohérence avec le discours de politique générale », avait déjà averti Bercy. Auditionnés ce vendredi matin par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, les ministres Antoine Armand, à l’Economie, et Laurent Saint-Martin, aux Comptes publics, ont listé les mesures qui seraient défendues par le gouvernement pendant le parcours législatif.
Une revalorisation de l’enveloppe budgétaire accordée au garde des Sceaux
À commencer par le budget de la justice, avec un réalignement sur l’objectif prévu dans la loi de programmation du ministère de la Justice pour la période 2023-2027.
« Le…
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Auteur: Romain David

