Le contraste risque d’être saisissant. Alors que l’Assemblée nationale débat, dans des échanges souvent électriques, du projet de loi de finances 2025, le climat sera tout autre au Sénat. D’un côté, des amendements adoptés dans tous les sens, avec une Assemblée imprévisible et morcelée. De l’autre, une majorité sénatoriale LR-Union centriste, stable et en soutien à Michel Barnier. Deux salles, deux ambiances. Tout sera plus constructif rue de Vaugirard et autant la Haute assemblée, que le premier ministre, y verront leur intérêt.
« A l’Assemblée, ça va être un budget Frankenstein »
La nature des débats entre députés fait en réalité le jeu du Sénat. « A l’Assemblée, tout est possible en séance, on navigue toujours à vue, ça va être n’importe quoi », prédisait avant l’ouverture des hostilités une figure des députés EPR (Ensemble pour la République, Renaissance). « Ça va être un budget Frankenstein », s’inquiète aussi un député Renaissance de la commission des finances, qui pense qu’« à la fin, c’est le groupe LR du Sénat qui fait le texte ». Mais pour ce député, dans ce cas, « il y a un problème démocratique ». « Si ce n’est pas maîtrisé, on va remettre de l’ordre. Si les députés font n’importe quoi, on recadre », prévient de son côté un cadre de la Haute assemblée…
L’avancée des débats au Palais bourbon, comme le recours éventuel par le gouvernement des armes que…
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Auteur: François Vignal

