Budget 2025 : le Sénat renforce l’ « exit tax », pour lutter contre l’exil fiscal des sociétés qui bénéficient d’aides publiques

Avec 173 voix pour et 167 contre, les sénateurs ont adopté ce 26 novembre un amendement du groupe communiste et de plusieurs membres du groupe centriste visant à durcir les règles de l’ « exit tax ». Le dispositif, mis en place par Nicolas Sarkozy en 2011, permet de taxer les plus-values latentes – celles qui n’ont pas encore été réalisées – des dirigeants d’entreprise qui décident de transférer leur domicile fiscal à l’étranger.

Pour éviter d’être soumis à cette taxe destinée à lutter contre l’exil fiscal, les dirigeants d’entreprises devaient conserver leurs actions pendant au moins 15 ans après leur départ à l’étranger. Un délai réduit à 2 ans par Emmanuel Macron en 2018, au nom de l’attractivité de la France pour les investisseurs.

« On peut rétablir de la justice fiscale et répondre aux aspirations de la population »

Dans une première série d’amendements coordonnés entre les groupes communiste, écologiste et socialiste, les sénateurs de gauche ont défendu le rétablissement total de la formule de l’ « exit tax » établie par Nicolas Sarkozy. Une proposition consensuelle, jugent-ils, dans la mesure où le même amendement a déjà été adopté lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) à l’Assemblée nationale en octobre dernier, avec le soutien des députés Les Républicains.

« C’est un amendement qui correspond à la volonté de l’opinion publique. 72 % de nos concitoyens…

La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Rose Amélie Becel

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