La déclaration de politique générale a servi d’entrée en matière pour le débat budgétaire périlleux de l’automne. À quelques jours de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de finances, Michel Barnier a très vite annoncé la couleur. Le Premier ministre veut se montrer exigeant dans la réduction dette financière du pays, tout comme de la dette écologique. La « véritable épée de Damoclès, c’est notre dette financière colossale (3228 milliards d’euros) qui, si l’on n’y prend garde, placera notre pays au bord du précipice », a mis en garde le chef du gouvernement.
Soucieux de ne pas aggraver la charge de la dette et de rester crédible aux yeux de Bruxelles, l’ancien commissaire européen s’est donné comme objectif le retour l’an prochain à un déficit public de 5 % de la richesse nationale, et ceci, alors que le déficit 2024 risque de déraper au-delà de 6 % (au lieu des 5,1 % prévus). En fonction des ajustements sur l’année qui s’achève, l’effort budgétaire représentera donc au bas mot une trentaine de milliards d’euros.
Pour y parvenir, Michel Barnier a cité comme premier remède la réduction de la dépense publique, volet qui représenta les « deux tiers » de l’effort, selon lui. Le chef du gouvernement a cité ensuite le levier de « l’efficacité » de la dépense publique, avant d’évoquer des mesures fiscales ciblées et temporaires, en direction des grandes entreprises…
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Auteur: Guillaume Jacquot

