Zone de turbulences. Chaque jour qui s’écoule complique un peu plus la tâche du futur gouvernement, et singulièrement celle des parlementaires, s’agissant du budget 2025. Démissionnaire depuis le 16 juillet, le gouvernement Attal n’a pas le pouvoir de présenter des actes à dimension politique, et doit se contenter d’expédier les affaires courantes. Autrement dit, assurer un fonctionnement minimal pour assurer la continuité de l’État.
La préparation du futur projet de loi de finances a naturellement pâti de cette situation et l’exercice a viré au numéro d’équilibriste pour le ministère des Finances cet été. Contrairement aux autres grands textes mis sur pause, la France ne peut pas se passer d’un budget au 1er janvier. Et tout doit être prêt pour que la séquence parlementaire puisse s’ouvrir en octobre, lequel dispose de 70 jours d’examen. Le 20 août, le Premier ministre sortant Gabriel Attal a proposé de reconduire à l’identique les montants des crédits de l’État pour 2025, dans les lettres-plafonds transmises aux différents ministères. Cette ébauche de budget, qualifié de « budget réversible » par Matignon, a l’avantage pour la future équipe de pas partir d’une page blanche.
Il restera surtout à la nouvelle équipe – à condition d’être nommée au plus vite – de parachever la base de travail : y mettre sa patte, procéder aux vrais arbitrages qui ont manqué, bref, donner une vraie ossature politique…
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Auteur: Guillaume Jacquot

